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Janvier 2005 Création spontanée, puis formelle de Pondichery Fishermen Charitable Trust. Objectifs: réhabilitation des conditions de vie des pêcheurs victimes du tsunami. |
Aide alimentaires d'urgence, puis reconstruction de l'outil de travail.
- 500 familles recevront un kit d'un mois permettant de se nourrir.
- Près de 500 bateaux seront à terme construits par les communautés de pêcheurs.
A.P.R.E.S. nous rejoint très vite et collecte des fonds en France. A la fin du premier trimestre nous aurons également identifié les nécessités scolaires et de formation professionnelle.
Trois centres de construction des barques verront le jour, et seront reconverties en écoles de couture, pour les femmes et filles des villages touchés.
Fin du premier semestre, Pondy-école est créé. Financée au départ par Pondy-pêcheurs, elle doit tendre vers l'autonomie budgétaire, d'autant que l'idée de l'école se fait jour. Corys, puis la Fondation Suez seront les premiers à soutenir financièrement le projet.
Des parrainages individuels se mettent aussi en place: à ce jour, Pondichery Fishermen Charitable Trust soutient plus de cinquante enfants.
Durant toute cette période, Pondichery Fishermen Charitable Trust fonctionnera sur les fonds reçus durant la «fenêtre» de trois mois, autorisée par le gouvernement Indien suite au tsunami.
Ce n'est qu'en fin 2006 que nous recevrons de nouveaux fonds de France par le biais d'une autorisation du gouvernement central.
A partir de début 2006, nous amorçons les démarches administratives et techniques : dépôt d'une autorisation d'importation de fonds auprès du Ministère de l'intérieur, recherche du terrain. Nous en verrons une bonne trentaine, en achèterons trois avant que de trouver finalement le bon, le 10 avril 2007.
Entre permis de construire, autorisations diverses, architecture et appels d'offres, les travaux ne commenceront qu'un an plus tard.
Malheureusement, entre budgétisation du projet pour importer les fonds et achat du terrain, puis construction de l'école, les prix des terrains doubleront, et le prix de construction augmentera de 60%
Par ailleurs, notre projet change: grâce à la solidarité internationale et l'aide du gouvernement aux communautés de pêcheurs, ceux ci sont heureusement sortis de «l'état d'urgence" antérieur.
D'autre part, nous découvrons par hasard un projet similaire au nôtre à un kilomètre à vol d'oiseau. Nous décidons donc de changer le recrutement de notre école. L'objectif reste le même: donner aux enfants les plus défavorisés une éducation leur permettant de sortir de leur condition pré destinée.
Les enfants des ethnies tribales correspondent parfaitement à cet objectif ; par contre leur répartition géographique, et leur semi-nomadisme imposent un internat, plus un lieu de vie qu'une école. Cela grève bien sûr considérablement le budget tant en investissement qu'en frais de fonctionnement.
Nous retrouvons les difficultés budgétaires liées à l'importation des fonds à partir de début 2009, ce qui reporte l'ouverture prévue en juin, début de l'année scolaire en Inde. Nous n'ouvrirons donc qu'au second trimestre, fin septembre.
Originellement, nous avions prévu sept classes, une salle polyvalente de 100 m² sécable le cas échéant, et une bibliothèque de 70 m². Avec le nouveau projet d'internat, nous devons dans ces locaux faire tenir le réfectoire, le dortoir, la salle des enseignants et l'administratif.
Nous ouvrons donc avec une cinquantaine d'enfants dans un premier temps, fin septembre. C'est techniquement cohérent : dans l'état actuel de construction de l'école, nous avons structurellement la place pour ce faire. Mais aussi, c'est préférable sur le plan pédagogique. S'il est fondamental de concevoir, d'établir sur le papier une politique générale de vie et de pédagogie, il est indispensable ensuite de se frotter au réel, corriger, modifier, évoluer.
Le bloc C , qui sera terminé pour le prochain trimestre, début janvier, nous permettra d'ouvrir une classe supplémentaire. Nous serons déjà plus solides pédagogiquement, et un trimestre de plus nous permettra de maturer d'avantage pour la rentrée de juin.
Le dortoir sera alors construit, nous libérant une classe, et nous accueillerons donc une centaine d'enfants pour l'année 2009/2010. La suite se fera en fait au fur et a mesure des constructions et des financements. Le quartier du personnel, puis le restaurant, et enfin le bloc administratif libéreront des classes, jusqu'à atteindre sept à huit, environ 200 enfants à terme.
En plus de l'école proprement dite, envisagée au début du projet, nous aurons donc un lieu de vie, incorporant toutes les fonctions et infrastructures d'un internat.
L'école va du jardin d'enfants au CM2*. Il nous faudra dès l'an prochain, imaginer la suite. Dans le système scolaire Indien, la charnière suivante étant la troisième*.
C'est la aussi où il nous faudra penser à des formations professionnelles.
Notes: * équivalent dans le système éducatif français