Ecole Apres School, parrainer un enfant en Inde
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L'école Historique du projet Recherche d'une pédagogie

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A la recherche d'une pédagogie adaptée

Nous avions tous, dès la naissance du projet école, une tentation marquée pour une pédagogie participative. La présence de nombreux enseignants français expatriés au sein de l'association y était bien entendu pour quelque chose.

Il faut tout d'abord savoir ce qu'est l'éducation habituelle en Inde: des classes surchargées de l'ordre de 50 élèves, qui imposent une pédagogie très directive, basée sur la répétition. Les châtiments corporels, sans être la règle, sont aussi encore très largement de mise.

Pour nos enseignants français, pratiquant une pédagogie éclairée, il fallait donc imaginer des méthodes inspirées de ce qui se pratique à l'éducation nationale française, tout en étant validées par le système Indien. Le jeu des mutations et départs nous a assez rapidement mis en charge de ce dossier.

Notre expérience était faible: Martine avait trente ans auparavant été enseignante en Anglais, puis conseillère d'éducation. Elle avait continué ensuite une carrière d'enseignement pour adultes, et nous avions en commun la scolarité de nos deux enfants durant sept ans par le biais du CNED.

Nous étions encore loin de savoir ce que nous voulions, mais avions déjà une bonne idée de ce que nous ne voulions pas. Nous avons donc entamé une recherche afin de voir ce que nous pourrions mettre en oeuvre sur le plan pédagogique. Montessori, Steiner, Frenet, l'école nouvelle enfin.

Restait à résoudre la quadrature du cercle: que notre enseignement permette à nos élèves d'entrer de plein pied, sans être pénalisés, dans une structure scolaire indienne standard.

Après de multiples recherches, courriers et contacts, nous avons enfin pu envisager une intervention du CEMEA.

C'est alors nous avons changé d'objectif, puisque nous envisagions un internat. Il ne s'agissait plus d'enfants à enseigner, au mieux, avec la collaboration plus ou moins active des parents, mais d'imaginer une pédagogie et un mode de vie global, dans le cadre d'une école en résidence.

Les priorités parentales, pour les tribaux sont très différentes, et fonction de leurs difficultés quotidiennes: la santé et la nourriture. Pour les enfants, il s'agit cette fois d'une véritable opération séduction: n'étant pas poussés par les parents, en plus de l'enseignement, il leur faudra choisir l'école plutôt que la cellule familiale. 

Nous sommes repartis en recherche, avec il est vrai les bases préalables de notre première démarche.

Montessori, trop court car s'arrête avant le primaire. Steiner trop marqué par une mystique particulière, et de toute façon non indienne. Freinet, l'école nouvelle, donc le CEMEA par trop scolaire, ne prenant pas en compte la vie dans sa totalité qu'impose l'internat.

De remarquables expériences se passent en Inde, entre elles, tout près de nous, l'école de l'ashram Sri Aurobindo, et son extension le SAIIER. Cette méthode est appliquée également dans bien des écoles d'Auroville, comme dans le reste de l'Inde.

Rishi Valley est aussi un très bon exemple: inspirée cette fois ci de la philosophie de J.Krishnamurti.

Dans cette voie indienne, l'accès à la formation, pour nos enseignants était bien plus simple. Il reste que pour l'une comme pour l'autre, leurs écoles sont privées, et passablement élitistes, tant par les frais de scolarité, leur recrutement, que par le nombre d'élèves par classe.

Puis nous avons découvert l'A.B.L( Activity Based Learning)

L'occident n'a évidemment pas l'exclusive de la recherche en éducation, comme nous l'avons vu plus haut. En Inde également, des pédagogues cherchent des voies différentes et plus efficaces. Parmi tous les courants, il semble que le travail réalisé a Rishi Valley a su réunir le plus d'émules. Ainsi est né le programme Sarva Shikta Abhiyan, qui est une interprétation gouvernementale des méthodes inspirées de la philosophie pédagogique de J.Krishnamurti.

Pour des raisons historiques, (ce dernier étant né au Tamil Nadu) l'agglomération de Chennai s'est trouvée en pointe de ce projet pilote. Rapidement le mouvement s'est étendu, et bien des écoles, même rurales, se convertissent, encouragées par le gouvernement central et celui de l'état.

C'est une tache ambitieuse: ne pas oublier que la population du Tamil Nadu est supérieure à celle de la France, et bien plus jeune donc avec bien plus d'enfants. 30 000 écoles sont, à terme, à convertir.

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