La rentrée des classes en Inde a lieu début juin. Depuis la fin du mois de Mai, les enfants partis dans leur famille pour les vacances reviennent à l'école par vagues successives. Des parents, sont également venus, parfois de très loin, inscrire leur(s) enfant(s) à Apres School.
Les nouvelles inscriptions sont nombreuses (plus de 40), et viennent compenser le départ des élèves qui ont rejoint leur famille au cours de l'année précédante.
L'effectif d'Apres School dépasse désormais les 100 élèves.
Les enfants ont fait le tour de leur nouvelle école, dont ils ont aussitôt pris possession, et se sont très vite fait de nouveaux amis.
Les nouveaux élèves ont alors rejoint notre camp d'été, le "Summer Camp", en attendant que les cours commencent. La semaine suivant la rentrée des classes, les inscriptions se poursuivaient encore...
Apres School accueille à présent les enfants d'une nouvelle tribu Narikuravar, venue de Tiruvannamalai, une ville importante du Tamil Nadu.
Tiruvannamalai est située à 150 kilomètres au nord de Pondichéry. Les familles ont effectué le voyage en bus pour amener leurs enfants jusqu'à notre école.
Cela prouve qu'Apres School commence à être connue par les Narikuravar dans des régions éloignées du Tamil Nadu. Le bouche à oreille fonctionne !
La plupart des enfants a déja été scolarisée dans des écoles du gouvernement auparavant. Les familles sont le plus souvent monoparentales.
Nous sommes bien-sûr heureux qu'un grand nombre d'enfants d'une même communauté puisse rejoindre Apres School. Ils se retrouvent "en famille" à l'école et cela facilite leur intégration dans notre internat.
Mais nous nous posons aussi quelques questions au sujet de leur arrivée en groupe si soudaine.
Quelles sont les motivations réelles de leurs parents ? Il n'est pas rare que des enfants soient inscrits à l'école uniquement pour des raisons d'ordre économique ou pratique... L'internat est gratuit et permet quelquefois aux familles de se libérer de la charge que représentent leurs enfants. L'importance de l'éducation et de la scolarisation peut alors complètement passer au second plan... et les enfants être retirés de l'école par leurs parents quand bon leur semble.
Nous devons faire comprendre aux Narikuravars que l'école est une chance pour leurs enfants et que l'avenir de toute leur communauté ne pourra s'améliorer qu'en permettant aux plus jeunes de suivre une scolarité normale. Pour certains, cette prise de conscience prendra sans doute encore un peu de temps...